Victor de Féreal, Mystères de l'Inquisition et autres sociétés secrètes d'Espagne (1863)
“ Adieu, mon père, dit à son tour Estevan ; si jamais l'Espagne se réveille, souvenez-vous d'un de ses enfants qui languira loin d'elle inactif et exilé. - Estevan, répondit Jean d'Avila, les vrais enfants de Dieu n'ont qu'une patrie, la terre; et de quelque point du globe qu'une voix chaleureuse et forte fasse entendre l'hymne éternel de la vérité, elle ajoute à l'édifice du bonheur social. Je vous l'ai dit, on ne régénère point un peuple par le glaive, mais par la parole, et la parole, fille de l'Esprit-Saint, va retentir invisible, mais frémissante, aux extrémités du monde. ”
