Résumé

Jules Fellens L'inquisition dévoilée : mystères… (1850)

N'est-il pas déplorable que la liberté, la vie, l'honneur puissent dépendre d'accusations mensongères, d'autant plus faciles à porter que le délateur et le témoin sont assurés du secret ! Que peut opposer un accusé innocent à ces ténébreuses machinations? par quel moyen évitera-t-il l'infamie qui le menace, la mort qui plane sur sa tête? Que sera-ce si déjà l'accusé se trouve, comme moi, sous le poids d'une accusation plus grave encore? Je n'ai jamais su d'où partait la dénonciation parce que, suivant l'usage, on ne m'a pas confronté avec mes accusateurs.
Source : Gallica

Jules Fellens L'inquisition dévoilée : mystères… (1850)

L'inquisition et tous ceux qui l'aiment ou qui la craignent sont trop occupés de la recherche des hérétiques, pour se livrer à une joie patriarcale à la manière des musulmans.
Il n'y a plus de famille, plus de père, plus d'époux, plus de frère, plus de fils ! Tout est rompu, et doit l'être : la religion et le saint-office avant tout !
— Le monde va bien comme cela, répondis-je ; mais autrefois, à Cordoue, il était autrement gouverné, et n'en allait pas plus mal. — Le temps d'autrefois n'était pas le temps d'aujourd'hui, voilà tout, dit sentencieusement Pierrre Baldach.
Source : Gallica

Jules Fellens L'inquisition dévoilée : mystères… (1850)

Mais il est de règle dans l'inquisition de ne jamais faire connaître à l'accusé le délit ou le crime pour lequel il est arrêté. On veut qu'il avoue spontanément sa faute; et puis, on espère par là que, se croyant arrêté pour un crime que les inquisiteurs ignoraient, il en fera l'aveu et augmentera ainsi les charges qui pesaient déjà sur lui : c'est ce qui arrive fort souvent. On ne lui cache pas avec moins de soin les noms des témoins et surtout celui de son dénonciateur. C'est dans l'ombre, dans le mystère que se trame la perte d'un homme !
Source : Gallica

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