Pierre Zaccone,
Histoire des sociétés secrètes…
(1866-1879)
“ Lia se disait avec la naïveté de sa seizième année: « Je puis aimer le chevalier Guilbert dans le secret du cœur. Je ne le verrai jamais, puisqu'il est chrétien et même puisque je ne puis l'épouser. A quoi bon bannir son image ? On ne saurait empêcher une femme d'aimer de loin le souvenir d'un beau cavalier vêtu de blanc. C'est une fantaisie de l'imagination. » En définitive, je ne sais rien de cet homme, rien de son caractère, rien de sa vie. Tout ce que je sais, c'est la beauté de son visage, l'attrait pittoresque de son costume ; c'est bien peu ; le fantôme d'un homme à peine. ”
