Pierre Berrisset, Baisers et morsures (1889)
“ Et que, sur sa tête qui penche, Ainsi que l'hiver sur la branche, Le temps a mis sa neige blanche ! La mort vient trop tard ou trop tôt; Lui s'en moque. — Le vieux cabot Ne regrette rien ; mais s'il faut Raviver encor de vieux drames, Comme au temps des premières armes Il fera verser bien des larmes; Et, dominant comme autrefois Le bruyant orchestre aux cent voix, Il tiendra, s'il veut, sous ses lois, Ce public qui l'écoute, avide, Les seins gonflés et l'oeil humide ; Mais le cœur du cabot est vide. ”
