Auguste de Belloy,
Christophe Colomb et la découverte du Nouveau Monde
(1889)
“ Dès le 14 septembre, au lendemain de l'épisode des variations de la boussole, l'atmosphère était si tiède, si embaumée, les matinées surtout si riantes, si radieuses, que Colomb les compare à celles de l'Andalousie; il n'y manque, dit-il, que le chant des rossignols. Les nuits ne sont pas moins délicieuses: aux clartés des étoiles s'ajoutent de brillants météores, un entre autres dont le volume, avec l'éclat et l'étendue inusitée de son sillage, effraye d'abord quelques matelots ; mais l'Amiral y voit un merveilleux rameau de feu, une palme céleste, présage d'un prochain triomphe. ”
