Edmond Chapel

Résumé

Edmond Chapel Le caoutchouc et la gutta-percha (1892)

Les arbres à caoutchouc s'y trouvent dans une telle profusion, qu'à lui seul le Brésil pourrait subvenir aux besoins des fabriques de caoutchouc du monde entier, si l'on trouvait dans le pays assez de bras pour exploiter ces richesses.
On sait que la puissance du règne végétal au Brésil tient du prodige ; il n'existe nulle part au monde de flore qui lui soit égale. Toute la vallée de l'Amazone présente sous ce rapport un spectacle merveilleux qui a excité l'admiration de tous les voyageurs.
Source : Gallica

Edmond Chapel Le caoutchouc et la gutta-percha (1892)

Traînant sur le sol son tronc dénudé du bas, glissant à travers toutes les ronces, courant par bonds énormes à travers les sentiers des fauves, contournant les rochers, s'élançant aux grands arbres qu'elle enlace, jetant ses ponts de verdure et sa ramure sombre d'une rive à l'autre des cours d'eau, retombant plus loin sur la terre, où elle s'enchevêtre elle-même dans un inextricable réseau de racines, cette plante singulière et sauvage remplit d'immenses régions dans les forêts mystérieuses de l'intérieur.
Source : Gallica

Edmond Chapel Le caoutchouc et la gutta-percha (1892)

Des forêts immenses couvrent tous ces territoires et les arbres à caoutchouc abondent dans toute cette région exposée aux ardeurs du soleil équatorial et continuellement détrempée par les pluies.
La fécondité du sol ne le cède en rien à celle des autres points du globe où la végétation est la plus luxuriante. Malheureusement, l'humidité et la chaleur excessive qui règnent dans ces forêts en font un mortel séjour pour les blancs que la fièvre décime, et parfois les indigènes eux-mêmes sont victimes des effets pernicieux de ce climat malsain.
Source : Gallica

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