Siesta

Définition et enjeux

Auguste-Étienne-Marc La Motte L'Espagne, tableau politique, civil… (1835)

Tous les jours , de deux à trois heures, on fait la siesta : à ce moment de la journée, dans les villes, on chercherait vainement à qui parler; plus de mouvement, plus de bruit, la vie semble suspendue; on dirait la baguette magique d'un sorcier forçant la cité au repos. Cet usage est dû autant au climat qu'à l'indolence des habitants.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Jarry Alfred Jarry Gestes et opinions du docteur Faustroll

La température de l’île est modérée selon la consultation de thermomètres appelés sirènes. Au solstice d’hiver, la sonorité atmosphérique tombe du jurement du chat au vrombissement de la guêpe, du bourdon et à la vibration d’aile de mouche. Au solstice d’été, toutes les plantes susnommées fleurissent, jusqu’à la chaleur suraiguë du vol des insectes au-dessus des herbes de notre terre. La nuit, Saturne y choque son sistre en son anneau. Le soleil et la lune y éclatent, à l’aube et au crépuscule, comme des cymbales divorcées.
Source : Wikisource

Portrait de Élisée Reclus Élisée Reclus Voyage dans la Nouvelle-Grenade…

On regarde, on regarde sans cesse, et l’on ne sent point les heures s’envoler. Le soir surtout, quand le bord inférieur du soleil commence à plonger dans la mer et que l’eau tranquille vient soupirer au pied des falaises, la plaine verte, les vallées obscures de la sierra, les nuages roses et les sommets lointains, saupoudrés d’une poussière de feu, présentent un spectacle si beau qu’on cesse de vivre par la pensée et qu’on ne sent plus que la volupté de voir.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature