Renée Vivien

Renée Vivien

Résumé

Portrait de Renée Vivien Renée Vivien Poèmes en prose (ca 1909)

Tu verras les peuplades noires qui hurlent à la lune, ainsi que des chiens inquiets. Tu verras aussi les brousses très pâles où rôde la soif. Tu verras enfin ces îles d’or où les femmes amoureuses s’endorment en des hamacs de soie parmi les oiseaux et les fleurs. »
Je répondis au Vent du Sud :
« Je ne puis quitter mon village. Car la jeune fille que j’aime y demeure. »
Le Vent du Sud s’enfuit, en un frisson d’ailes.
Comme je m’acheminais vers la colline, je rencontrai le Vent de l’Ouest.
Source : Wikisource

Portrait de Renée Vivien Renée Vivien Poèmes en prose (ca 1909)

Donc, ils assaillirent le cygne noir avec tant de haine, qu’il faillit périr.
Et le cygne noir se dit :
« Je suis las des cruautés de mes semblables, qui ne sont pas mes pareils.
« Je fuirai à jamais au fond des solitudes.
« Je prendrai l’essor et je m’envolerai vers la mer.
« Je connaîtrai le goût des brises du large. J’entendrai les grands cris de la tempête.
« Les flots tumultueux berceront mon sommeil, et je me reposerai dans l’orage.
« La foudre sera ma sœur, et le tonnerre, mon frère bien-aimé. »
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature