Charles Ferdinand Ramuz,
La Beauté sur la terre
“ Ils n’ont pas des bateaux à roues comme les nôtres. Sur l’océan, les vagues sont trop grosses. Et c’était sous des oiseaux de mer, tandis qu’ici on n’a que des moineaux ; c’était dans le soleil brûlant, ici il faisait froid encore, les prés étaient couverts de gelée blanche le matin, à peine si les premières violettes se montraient dans les haies : — il n’y avait encore que très peu de bateaux à vapeur sur le lac et on n’y voyait guère de voiles non plus, parce qu’elles sont assez frileuses. Ici, c’est tout petit ; il n’y avait que le bateau de Rouge qui était un bateau à rames. ”
