Résumé

Henri Blerzy Les Phares et les Balises des côtes de France

C’est une langue universelle d’un nouveau genre. Entre un navire et la côte, ou bien entre deux navires qui se rencontrent en mer, une conversation peut s’engager, bien que chacun des interlocuteurs ne parle que sa propre langue et ignore celle de son correspondant. En l’état d’incertitude où l’on se trouve après une longue traversée, cette correspondance avec l’inconnu, terre ou vaisseau qu’on aperçoit à distance, c’est pour le navigateur une joie et une consolation, quelquefois même c’est le salut du navire et de son équipage.
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Henri Blerzy Les Phares et les Balises des côtes de France

Ce serait une erreur de croire qu’en amplifiant à un si haut degré l’intensité des éclats lumineux, on augmente en proportion la portée du phare, la distance à laquelle il peut être aperçu de la haute mer. Deux causes contribuent à limiter cette distance : la courbure de la terre, qui rejette les rayons en dehors de l’atmosphère, et l’opacité de l’air, qui les éteint. Le premier obstacle dépend surtout de la hauteur du feu au-dessus du niveau de la mer, et l’ingénieur est maître en général d’y remédier en exhaussant la tour du phare autant qu’il le juge utile.
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Henri Blerzy Les Phares et les Balises des côtes de France

Un feu isolé dans l’espace verse sa lumière dans toutes les directions, non-seulement autour du point qu’il occupe, mais aussi au-dessus, vers le firmament, et au-dessous, vers le sol. Il est évident que les rayons dirigés vers le ciel et ceux dirigés vers le sol sont perdus, puisqu’il suffit que le phare éclaire l’horizon. Dans la plupart des cas même, par exemple si le phare est situé sur la côte, les rayons lumineux dirigés vers la mer produisent seuls un effet utile, et ce qui se dirige vers l’intérieur des terres est perdu.
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