Arthur Buies

Arthur Buies

Résumé

Portrait de Arthur Buies Arthur Buies Québec en 1900

Voyez-vous Québec s’ouvrir et s’étendre dans tous les sens, surtout le long de la rivière Saint-Charles, où il y a de l’espace à volonté, et le long même des quais actuels qui, avant longtemps, vont être confondus avec la terre ferme, pendant qu’à quelques arpents plus loin dans le fleuve s’élèvera une nouvelle ligne de quais en pierre de taille, ceinturant toute la basse ville et se prolongeant au loin vers le Cap Rouge ? Et ce ne sera là encore que le commencement ; car le commerce appelle le commerce et l’industrie enfante l’industrie.
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Portrait de Arthur Buies Arthur Buies Québec en 1900

À la vie s’ajoute la vie. Une immense artère pleine de sang, longue de deux cents milles, a traversé cette étendue profonde, jusque là muette, et a distribué de tous côtés le mouvement, l’activité, la circulation que rien n’interrompt désormais. L’homme se porte à tous les endroits habitables et exploitables qu’il découvre le long de la ligne, et c’est ainsi que s’est formé enfin depuis quelques années un arrière-pays, a back-country pour la ville de Québec, qui n’en avait pas eu jusque là.
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Portrait de Arthur Buies Arthur Buies Québec en 1900

Jamais, messieurs, jamais, la ville de Québec ne s’est trouvée dans des conditions aussi décisives pour s’élancer enfin dans les larges voies du progrès et de la prospérité. Tout conspire pour elle. On vient à elle de tous les côtés et le besoin qu’on a d’elle est devenu irrésistible. Québec est aussi indispensable aujourd’hui au grand commerce océanique qu’il l’était autrefois, comme boulevard et comme protection pour toute l’ancienne colonie française qui s’étendait jusqu’au Mississippi.
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