Résumé

A. Duponchel Revue des Deux Mondes

L’alluvion limoneuse qui partout ailleurs constitue le type des terres éminemment fertiles, est frappée d’une complète stérilité tant qu’elle n’est pas arrosée, sous le climat du Sahara.
Le sol calciné par le soleil, desséché par le vent, pareil à l’argile battue d’une aire à dépiquer, devient imperméable à l’air comme à l’eau pluviale, sans que le moindre brin d’herbe puisse y pousser. La végétation naturelle, exclue des meilleures terres, ne se retrouve que dans les sols qui, sous nos climats, sont au contraire considérés comme les plus improductifs, dans les sables et les terres salées.
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A. Duponchel Revue des Deux Mondes

Telle a été la marche de l’industrie manufacturière. L’agriculture n’a nullement suivi les mêmes phases de développement. Réduite, comme elle l’est aujourd’hui, à la connaissance plus ou moins incomplète des conditions de fertilité des sols naturels, aux pratiques usuelles de la culture, au bon aménagement, au judicieux emploi des engrais, elle est pour nous à peu près ce qu’elle est pour les Chinois, un métier professionnel dans la pratique duquel l’intelligence de l’homme ne joue qu’un rôle secondaire, dans lequel l’expérience peut parfaitement suppléer à la science.
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A. Duponchel Revue des Deux Mondes

Ce sont eux surtout qui nous ont fait la légende de l’oasis, ce paradis de fraîcheur et d’éternelle verdure, faisant pendant à la légende du désert, l’enfer brûlant de la mer des sables.
Pour mon compte, j’avais toujours eu beaucoup de peine à comprendre par avance cette végétation de fleurs et de fruits se développant le plus souvent sur des terrains salés, toujours sous la voûte ombreuse des dattiers. Chacun sait, en effet, que chez nous l’ombre est d’autant plus contraire à la végétation que le soleil est plus ardent.
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