Julien Barois

Résumé

Julien Barois Les Iirrigations en Égypte (1904)

En hiver, c'est une mer de verdure, coupée de distance en distance par les digues en terre qui limitent les bassins, et d'où émergent les villages bâtis sur des monticules qui sont les seules aspérités de cette plaine limoneuse nivelée par les apports du Nil.
Au printemps, ce n'est plus qu'un sol noir, fendillé, desséché, d'apparence stérile sur lequel se détachent quelques oasis fertilisés par les eaux d'arrosage que le fellah élève à grand renfort de bras ou de machines à vapeur.
Source : Gallica

Julien Barois Les Iirrigations en Égypte (1904)

La question de la propriété foncière étant enfin résolue, il fallut bien en arriver à établir quels sont les droits et les devoirs, tant du propriétaire du sol que du gouvernement, en ce qui concerne la distribution et l'usage des eaux. Le principe naturel qui, sauf exceptions, domine actuellement l'irrigation, c'est que la terre qui, dans ce pays, ne produit rien sans arrosage, a droit à l'eau, comme l'homme a droit à la vie. Ce droit n'est limité que par les besoins de la collectivité et les conditions des canaux, et c'est le gouvernement qui est juge de ces besoins et de ces conditions.
Source : Gallica

Julien Barois Les Iirrigations en Égypte (1911)

Entièrement recouverte par le limon que le fleuve a déposé depuis les temps les plus reculés dans la dépression qui sépare le plateau lybique du plateau arabique, l'Égypte forme ainsi une longue oasis entourée à l'est comme à l'ouest par de vastes déserts qui avancent leurs ondulations stériles jusqu'aux limites où la nature et l'industrie des hommes amènent les eaux fertilisantes du Nil.
Source : Gallica

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