Pierre Appell

Portrait de Pierre Appell Pierre Appell,  Rapport fait au nom de la Commission d'enquête chargée de rechercher les causes et les origines des événements du 6 février 1934 et jours suivants… (1934)

“ Pour pouvoir invoquer la légitime défense, qu'a-t-on fait ? On a menti, on -a prétendu que des coups de feu étaient partis des rangs des manifestants. Véritable ignominie, nous étions tous sans armes, aucun coup de feu n'est parti de nos rangs.
Au reste, un tel mensonge se détruit de lui-même : qu'on nous montre les victimes par Dalle parmi les gens de police. S'il était vrai, comme l'a dit le commissaire Poirson, que
« les coups de feu des manifestants ont été épars, mais qu'il y en a eu toute la soirée », conçoit-on qu'aucune des balles tirées n'ait atteint son but ?
”
Source : Gallica

Portrait de Pierre Appell Pierre Appell,  Rapport fait au nom de la Commission d'enquête chargée de rechercher les causes et les origines des événements du 6 février 1934 et jours suivants… (1934)

“ Nous avons pris peu de pièces à conviction, mais ce n'était pas notre rôle, c'était celui des agents.
Lorsqu'il y a des grèves, nous ramassons les pièces à conviction, car nous pouvons faire des prisonniers. Mais ce soir-là ce n'était pas notre rôle. Ce n'est qu'accidentellement que des gardes ont ramassé des projectiles.
Il y a des armes brutales qui sont aussi pénibles à recevoir que des coups de feu, et dont les effets sont mortels : bâtons terminés par une vis, morceaux de bois terminés par un morceau de plomb, une tige de bambou terminée par un gros morceau de fer.
”
Source : Gallica

Portrait de Pierre Appell Pierre Appell,  Rapport fait au nom de la Commission d'enquête chargée de rechercher les causes et les origines des événements du 6 février 1934 et jours suivants… (1934)

“ Je me trouvais personnellement sur la droite du pont, toujours du côté des Tuileries et tout un peloton de cavaliers est venu sur nous et nous a fait refluer jusqu'à la moitié du pont environ.
Un peu avant de revenir en arrière, après avoir entendu les coups de feu qui parvenaient des manifestants à la hauteur des balustrades, j'ai vu un brigadier des gardiens de la
paix tirer en l'air, le bras nettement levé en l'air.
”
Source : Gallica

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