Franc-Nohain

Franc-Nohain

Résumé

Portrait de Franc-Nohain Franc-Nohain De la mer aux Vosges

Ce qui, peut-être, rendait plus pénible encore la bataille de Verdun ou de l’Yser, c’était de n’avoir devant soi rien où l’œil se pût reposer, qui nous divertît de la tragique horreur environnante. Un paysage, malgré tout, un paysage varié et doux apaise l’esprit, affermit notre espoir dans la vie (quand la nature est là si calme!) , nous tient compagnie.
Singulièrement, en Alsace, nous lui étions reconnaissants, même inconsciemment, à la nature, d’avoir fait ce pays si riant, si riche, et qui valait vraiment la peine de se donner tant de mal pour le reprendre, pour le garder!
Source : Gutenberg

Portrait de Franc-Nohain Franc-Nohain De la mer aux Vosges

Et l’étonnant sentiment de satisfaction, de sécurité et de bien-être que l’on éprouvait à flâner aux Sœurs de Charité, à s’arrêter le long des comptoirs tout chargés de choses parfaitement inutiles, à acheter ces choses inutiles, ou du moins à les marchander avec les vendeuses, douce frivolité du temps de paix, du temps où les Allemands ne bombardaient pas Reims, du temps où il n’y avait pas d’obus...
Oui, le secteur de Reims, à tout prendre, n’était pas un mauvais secteur; malheureusement, on l’«empoisonnait» un peu avec les «coups de main».
Source : Gutenberg

Portrait de Franc-Nohain Franc-Nohain De la mer aux Vosges (1921)

Le crime qui l'a abattue est un crime contre la civilisation; c'est le monde civilisé tout entier qui s'est ému, et prend à cœur d'en effacer la trace. Mais une pierre de la Cathédrale, une pierre suffira, qu'aucun effort ne pourra jamais plus soulever, lourde, si lourde, lourde de trop de crimes longuement médités et lâchement exécutés, - une pierre de la Cathédrale de Reims scelle pour toujours le tombeau où l'on a jeté et où pourriront pour l'éternité l'orgueil germanique et l'honneur du nom allemand.
Source : Gallica

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