Étienne Péroz

Résumé

Étienne Péroz France et Japon en Indo-Chine (1906)

D'abord, il est logique que l'Indo-Chine soit la terre rêvée par le Japon ; elle le complète non seulement par la nature de son sol, par le génie de ses habitants issus d'une race proche parente, mais encore par l'immensité des champs vacants qui semblent attendre le travail adroit et patient du Japonais pour donner, bien au delà des besoins de l'Empire, tout ce qui lui manque en vivres et en produits industriels.
Mais la logique n'est pas toujours la règle des peuples, moins encore celle de la diplomatie.
Source : Gallica

Étienne Péroz France et Japon en Indo-Chine (1906)

Cet orgueil, c'est l'âme même du Japon. Interrogez le soldat, le paysan, le portefaix sur la grandeur de son pays, même l'enfant à ses premiers jours d'école; tous vous diront que le Japon est au-dessus de foutes les nations. A l'exaltation de la réponse vous sentirez quel fanatisme anime ces bonshommes jaunes dont près de cinquante millions se pressent autour d'un trône que surmonte une idole dont un seul geste suffirait pour jeter tout ce peuple, aveuglément, follement, irrésistiblement à de nouvelles guerres.
Source : Gallica

Étienne Péroz France et Japon en Indo-Chine (1906)

Ce qui confond tout homme pensant, c'est que les gouvernements intéressés à suivre le développement de cet empire, la Russie, l'Angleterre, la France, l'Allemagne, les États-Unis, ne se soient pas alarmés de longue date d'une pareille, d'une si complètement inadmissible situation de tout un peuple, — de cinquante millions d'âmes, — réduit à une portion si congrue qu'elle ne suffirait pas à cinq millions d'Européens.
Source : Gallica

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