Résumé

Confession d'un communiste-icarien… (1849)

“ Tout est mortel dans ce fatal pays où Cabet nous avait envoyés ; tout est mortel : l'air et l'eau ; sur soixante-dix hommes qui arrivèrent les premiers, neuf moururent bientôt. Notre colonie était un camp de désolation. Pour regagner la Nouvelle-Orléans j'ai fait encore cent vingt lieues à pied, au milieu des marais, des fondrières, souffrant la faim, la soif et obligé d'abandonner mes effets que je n'avais plus la force de porter. ”
Source : Gallica

Confession d'un communiste-icarien… (1849)

“ Ainsi, le Communisme, pour ne nous occuper que de cette forme de l'état sauvage auquel les socialistes nous rameneraient, le Communisme anéantit tout à la fois la liberté, la famille, la propriété. « Ce qui constitue l'homme libre, » dit M. Bonjean dans une excellente brochure : Socialisme et Sens commun, » c'est le droit de régler sa volonté, sa propre destinée, d'arriver au bonheur par la vertu, le travail et la prévoyance, ou de tomber dans le malheur par la paresse, la dissipation et le vice ”
Source : Gallica

Confession d'un communiste-icarien… (1849)

“ Il nous tardait d'apprendre si la colonie Icarienne avait réalisé les espérances promises par Cabet au nom de la Communauté.
Hélas ! de quel triste spectacle allions-nous être témoins !
Nous ne trouvâmes à la Nouvelle-Orléans que les débris des deux premières expéditions d'émigrants. Les uns étaient à l'hôpital ; les autres, déguenillés, décharnés, gisaient sur des grabats dans des réduits affreux. Ceux qui étaient morts en route par suite de fatigués et de privations en revenant du Texas étaient en vérité les moins malheureux. Le désespoir était peint sur tous les visages.
”
Source : Gallica

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