Frédéric Ancillon,
De l'esprit des constitutions politiques et de son influence sur la législation
(1850)
“ LA LIBERTÉ. Celui-là seul a une ame libre, qui obéit toujours librement à la loi de Dieu ; qui fait, il est vrai, ce qu'il veut, mais qui veut toujours ce qu'il doit. Celui-là seul mérite et possède en fait l'autonomie. On peut dire qu'il se gouverne lui-même. Mais ce n'est pas être libre, que de pouvoir choisir entre la légalité et l'illégalité, si l'on trouve des maîtres dans ses besoins et ses passions. Si tous les hommes étaient libres, dans le sens primitif, noble et élevé du mot, ils pourraient encore vivre en société, tout en se passant d'organisation. ”
