Droit du sang

Définition et enjeux

M. Guillaume Lejean,  Le Tour du monde

“ Un usage qui n’est pas particulier au Sennaheit, c’est ce fameux prix du sang, lequel existe chez tout peuple qui n’a pas su s’élever à l’idée de l’État, protecteur et garant de la société publique. Ce droit du sang, qui représente la solidarité de famille et de tribu en matière criminelle, se nomme dia chez les Arabes et dem chez les Bogos. Chez ces derniers on reconnaît le sang et le demi-sang. Le premier se doit toutes les fois qu’il y a eu homicide volontaire, que la victime soit un homme, une femme, un enfant, un choumaglié ou un tigré. ”
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Hippolyte Durand,  Commentaire de la loi du 13 décembre 1848 sur la contrainte par corps et du tarif du 24 mars 1849… (1850)

“ Elle peut alors demander même le sang pour le sang ; car elle fait verser un sang coupable pour empêcher que l'impunité n'encourage le crime et pour défendre le sang innocent. Mais lorsqu'il n'y a pour motiver l'exercice de ce droit formidable ni délit ni même quasi-délit, comment justifier les atteintes portées à la liberté des sujets? ”
Source : Gallica

De la ligue contre les vivisections ou La nouvelle croisade (1879)

“ Elevés dans une coulisse étroite et purement traditionnelle, vos praticiens médicaux ont encore à apprendre que, en médecine non moins qu'en religion et en droit, un code sanguinaire est toujours un signe de barbarie. Quand, tournant un regard de sympathie sur les harmonies et les relations de la nature, ils auront appris que ce n'est pas l'excès, mais l'impureté du sang qui est la principale cause de toute maladie, alors la purification remplacera la saignée ”
Source : Gallica

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