Augustin Simon Irailh

Résumé

Augustin Simon Irailh Querelles littéraires

LA PRONONCIATION.
L’orthographe a causé, parmi les gens de lettres, un véritable schisme. Quelques-uns ont cru devoir changer l’ancienne, par la même raison qu’on a réformé nos vieilles modes. Les Italiens avoient donné à toute l’Europe, l’exemple de ces changemens. Le Trissin, ce génie créateur qui ouvrit à sa nation la carrière de tant de genres de littérature, est aussi le premier qui aie porté la lumière jusques sur des choses qui ne sont pas du ressort de imagination.
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Augustin Simon Irailh Querelles littéraires

Les gens qui entendent finesse à tout, dirent que le coup mortel porté à l’Encyclopédie, était l’ouvrage des jésuites : mais ceux-ci objectèrent qu’on leur faisoit ce reproche dans le temps même qu’on les accusoit d’avoir approuvé le livre de l’Esprit, & d’être coupables d’une sorte de complicité avec l’auteur & avec ceux du dictionnaire.
Quel bruit ne fit pas la condamnation des encyclopédistes ! Leurs vainqueurs la célébrèrent. Il courut une estampe en forme de médaille : la religion, descendue d’un nuage, foulait aux pieds l’impiété avec tous ses attributs.
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Augustin Simon Irailh Querelles littéraires

Rien n’avilit plus un corps que de l’étendre & d’en faciliter l’entrée à des personnes du commun. Sur ce principe de politique, la faculté de médecine appella les barbiers : elle leur confia le secours de la chirurgie ministrante ; ensuite elle les initia aux fonctions des grandes opérations : enfin, elle parvint à faire unir les barbiers au corps des chirurgiens. La chirurgie, dégradée par cette association, tomba dans le mépris : elle fut dépouillée, en 1660, par un arrêt solemnel, de tous les honneurs littéraires. Ainsi les médecins réussirent dans leur vengeance.
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