Alfred Loisy

Alfred Loisy

La religion (1917)

Résumé

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy La religion (1917)

Par sa propre vertu elle n'a jamais déplacé un grain de sable; mais elle a fait plus que de jeter dans la mer tout un continent ; depuis le commencement elle soutient dans sa dure et périlleuse odyssée l'humanité, la conduisant toujours plus haut, obtenant d'elle des sacrifices plus volontaires, jetant sur l'abîme ténébreux au bord duquel se poursuit notre pèlerinage le rayon d'espoir qui nous préserve du vertige. En vérité, la foi est le principe de la vie morale dans l'humanité ; elle est cette vie même, ou du moins elle en est la sève féconde.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy La religion (1917)

L'ange de la mort frappe des coups certains et multipliés, entassant pêle-mêle dans l'égalité lugubre de son charnier l'homme de génie et l'esprit simple, le saint et l'âme vulgaire. Mais l'ange de la vie s'efforce de compter les siens à travers l'ouragan qui les fauche impitoyablement, et il se demande anxieux de quoi demain sera fait, ce qu'il subsistera de forces pour la vérité, pour le bien, si ces grandes choses ne sont pas de grands mots, — et comment l'idéal triomphera sur ces tombes où dorment si nombreux les champions de l'idée.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy La religion (1924)

Un régime de liberté n'est réel et viable qu'avec des hommes capables de se conduire, de se porter d'euxmêmes, non seulement vers l'utile, mais vers le vrai, le juste et le bien. Sinon c'est la porte louverte à tous les désordres et à tous les abus, parce que d'insatiables et basses ambitions se feront un jeu d'y exploiter d'insatiables et basses passions. Au lieu du plus beau type de société humaine, ce sera le spectacle d'une humanité en décomposition. L'homme n'est pas si éloigné encore de l'animalité que la régression n'y puisse être facile et prompte.
Source : Gallica

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