Droit d'accusation

Définition et enjeux

Jean-Baptiste-Philémon Sermet Des institutions judiciaires : discours historique servant d'introduction à la théorie de l'application des lois… (1834)

La cour rejette la demande ; le fait d'excuse n'est pas admis, attendu, disent les juges du droit, que le fait d'excuse proposé ne résulte ni des débats, ni de l'acte d'accusation ! Pensezvous que cette décision, qui fait crouler toute la défense de l'accusé et qui le constitue d'avance coupable d'un crime dont il est peut-être innocent, puisse être déférée à la censure de la cour suprême ? C'est une erreur : il n'y a pas ouverture à cassation contre une décision aussi terrible.
Source : Gallica

Charles-Ignace Peyronnet Lettre au directeur du "Constitutionnel" (1851)

Imaginez maintenant que, le délit commis et l'accusation imminente, tout cela soit changé ou même détruit; que le juge inamovible cesse de l'être; qu'il cesse de l'être par un acte indépendant de sa volonté et de celle du prévenu ; bien plus, qu'il cesse de l'être par le fait de l'accusateur : n'est-il pas vrai que ce sera une chose si prodigieuse qu'on en chercherait vainement un second exemple; que tous les principes du droit public et de l'équité en seront confondus et anéantis; que l'accusateur se sera assuré par là un avantage contraire à la loi naturelle autant qu'à la loi écrite
Source : Gallica

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