Résumé

Charles His Des Ministres dans la monarchie représentative… (1837)

C'est en politique surtout qu'il n'y a pas de droit absolu. Refuser l'impôt, ce n'est pas mettre des limites à l'action gouvernementale, c'est renverser le gouvernement. Un état, quel qu'il soit, constitutionnel ou non, ne peut pas mettre en question chaque année tout ce qui fait la force de la société. On doit améliorer et non détruire. Une Chambre, maîtresse de refuser l'impôt, tient une révolution dans sa main, et sera un jour tentée de l'ouvrir.
Ce ne serait pas davantage la Chambre, des députés qui devrait avoir le droit d'accuser les ministres.
Source : Gallica

Charles His Des Ministres dans la monarchie représentative… (1837)

L'irresponsabilité est l'essence même du pouvoir. C'est comme délégués du roi, pour l'exercice d'une fonction qui emporte avec elle la responsabilité, qu'il faut considérer les dépositaires de sa capacité executive, et non pas comme pouvoir de l'état. En fait de pouvoirs, quand ils ne jouissent pas d'une indépendance réciproque, la liberté n'existe plus, ni pour le gouvernement, ni pour les gouvernés.
Source : Gallica

Charles His Des Ministres dans la monarchie représentative… (1837)

Dans tout gouvernement à institutions représentatives, quel que soit son principe particulier, la loi ne peut se passer de majorité. Ce n'est pas là ce que je viens attaquer; c'est au contraire ce que je viens défendre. Toutes les fois qu'il s'agit du concours à la confection des lois, chaque pouvoir a son action propre, qu'il dirige d'après sa volonté et son intelligence. Dans ce cas, l'action des pouvoirs-limites n'est pas moindre que celle du pouvoir dominant.
Source : Gallica

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