Peine pécuniaire

Définition et enjeux

Pellegrino Rossi Traité de droit pénal. Tome 2 (1855)

La peine pécuniaire réduite à une très-faible quotité est employée avec avantage comme moyen de répression contre certains petits délits qu'on désigne convenablement sous le nom de simples contraventions.
La loi veut donner aux contrevenants un avertissement plus encore que leur infliger une peine. Il suffit de réveiller l'attention du prévenu et du public sur le devoir de se conformer aux règles de police, et d'y apporter toute l'attention nécessaire.
Une légère peine pécuniaire est un moyen de beaucoup préférable à l'emprisonnement, quelque court qu'il soit.
Source : Gallica

René Garraud Précis de droit criminel... (1909)

Dans la première période, la peine corporelle remplace la peine pécuniaire. Le droit pénal repose sur l'expiation et l'intimidation, et la pénalité a pour but de faire souffrir et d'effrayer par la souffrance.
Jusqu'à la Révolution, on ne recherche pas autre chose. La philosophie du xvme siècle donne l'essor au grand mouvement humanitaire moderne.
Source : Gallica

Ferdinand Jacques Étude sur le droit pénal, l'échelle des peines… (1858)

La peine pécuniaire prononcée est fort légère, rarement elle dépasse le minimum de police correctionnelle; quoique abaissée d'un degré, la peine serait plus répressive que celle édictée par l'art. 135, le juge ayant dans tous les cas la faculté d'infliger une peine corporelle.
Nous placerons sur la même ligne certains délits de coups et blessures, quelques-uns des vols punis par l'art. 388 du Code pénal, l'usage frauduleux d'un timbre-poste et certaines autres infractions sur lesquelles nous avons de plus amples observations à présenter.
Source : Gallica

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