Résumé

François Barthès Les Victimes du coup d'Etat du 2 décembre… (1887)

Il faut que les jeunes français sachent enfin que des masses de martyrs sont morts dans la souffrance, dans l'esclavage, dans l'exil, sur la terre de la déportation pour avoir voulu défendre la liberté, la constitution étranglée par un traître, par un vaurien.
Il faut que tous les Français, sachent enfin que c'est ce sang généreux répandu à flots par ces monstres de cruauté qui a fécondé notre République et qu'à l'exemple de leurs pères ils sachent un jour mourir pour elle si elle était menacée.
Source : Gallica

François Barthès Les Victimes du coup d'Etat du 2 décembre… (1887)

Nous partîmes pour Cayenne, laissant nos compagnons d'exil aux prises avec leurs barbares gardiens A peine venions-nous de quitter l'île Saint-Joseph qu'on fit afficher un autre ordre de punitions, le supplice du poteau.
Oh misérables assassins, serez-vous assez barbares pour infliger des peines si cruelles ? Que voulez-vous aux soutiens de la famille et de la propriété? Ne tremblez-vous pas en pensant à votre écrasement par le bras vengeur de celui qui punit un jour tous les crimes?
Oh? hommes sans pitié, sans humanité, sans coeur, quand cesserezvous d'être misérables assassins?
Source : Gallica

François Barthès Les Victimes du coup d'Etat du 2 décembre… (1887)

On nous fit remorquer par un navire à vapeur pour gagner la pleine mer et le golfe de Gascogne redouté par les navigateurs. Le lendemain nous continuâmes notre voyage pour le Nouveau-Monde; la nuit était calme, le temps serein ; mais le vent manquait, ce qui fut cause que nous commençâmes notre départ fort lentement. Nous voguions tout doucement sur ces flots, tantôt arrogants et tantôt dociles où les ondes ressemblaient à de grandes masses de granit ou de porphyre.
Le 3 juin, nous aperçumes l'île de Assou et le temps était toujours magnifique ; le 5 mai nous passâmes devant l'île de Malaga
Source : Gallica

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