Propriété (droit)

Définition et enjeux

Frédéric Portalis Discours, rapports et travaux inédits sur le Code civil (1844)

Aussi vous vous empresserez, citoyens législateurs, de consacrer par vos suffrages le grand principe de la propriété, présenté, dans le projet de loi, comme le droit de jouir et de disposer des choses de la manière la plus absolue.
Mais comme les hommes vivent en société et sous des lois, ils ne sauraient avoir le droit de contrevenir aux lois qui régissent la société.
Il est d'une législation bien ordonnée de régler l'exercice du droit de propriété comme on règle l'exercice de tous les autres droits. Autre chose est l'indépendance, autre chose est la liberté.
Source : Gallica

Portrait de Victor Cousin Victor Cousin Revue des Deux Mondes (1864)

Je prie la Chambre de ne pas oublier que la propriété , j' entends la vraie , ne peut jamais être le résultat d' une concession de la part de l' État . La propriété n' est pas une concession ; elle domine toutes les concessions ; elle est de droit naturel et non de droit civil . La loi doit respecter la propriété , elle ne la fonde pas , et
une loi qui fonde la propriété est une loi qui la détruit .
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon Explications présentées au ministère public sur le droit de propriété (1842)

La propriété, base de notre ordre social, est aussi, par la transformation de son principe en celui de souveraineté, la base de notre gouvernement. Mais quelle est cette propriété ? C’est la propriété quiritaire, propriété jalouse, envahissante, insociale ; propriété qui donne tout au citoyen au préjudice de l’État, qui y consacre le monopole individuel au détriment de l’intérêt général.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature