Résumé

Paul Fabre Décrets du 22 janvier. Biens de la maison d'Orléans… (1852)

Le passé ne se gouverne ni ne s'administre; il ne reste du passé qu'une chose, la vérité. Un acte de Gouvernement ne peut pas faire que la vérité ne soit pas, et par conséquent, dans le passé, celui qui prétendrait gouverner ferait un acte insensé, il irait contre la loi de Dieu!
La politique peut bien dire : « Je prends ; » elle n'a pas le droit de dire: « Vous avez pris. » La politique peut bien dépouiller un homme, elle n'a pas le droit de le déshonorer ! Gouverner dans le passé !
Source : Gallica

Paul Fabre Décrets du 22 janvier. Biens de la maison d'Orléans… (1852)

Rendons-nous compte d'abord, Messieurs , de ce que c'est qu'un acte de Gouvernement. Tout acte, toute loi, prendrontils ce caractère, par cela seul qu'ils seront des actes ou des lois politiques ? Evidemment non ; la politique, c'est-à-dire l'ensemble des moyens employés pour défendre la société contre ses ennemis intérieurs et extérieurs, pénètre dans le règlement de tous les rapports sociaux, sans altérer pour cela le caractère des actes qui règlent ces rapports. La loi des successions, qui ne règle que des rapports privés, n'en est pas moins la plus politique de toutes les lois.
Source : Gallica

Paul Fabre Décrets du 22 janvier. Biens de la maison d'Orléans… (1852)

Il y a dans votre jurisprudence , en matière de propriété , une unité qui vous honore ; jamais une question de propriété privée, une question de propriété immobilière, n'a été soustraite par vous aux tribunaux dans quelque circonstance que ce soit ; toujours vous avez refusé au pouvoir administratif, au pouvoir politique, le droit d'en connaître. Il n'y a que des juges civils pour la propriété privée ; voilà ce qui ressort clair comme la lumière de tout l'ensemble de vos arrêts.
Source : Gallica

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