Résumé

Portrait de Édouard Bocher Édouard Bocher Des Biens de la maison d'Orléans… (1852)

Il n'y a pas seulement, dans le débat soulevé par le décret du 22 janvier, une de ces questions d'intérêt que les grandes âmes peuvent abandonner sans chagrin au jeu des vicissitudes politiques ; il s'y trouve, vous le reconnaîtrez, une question de droit, du droit le plus élevé et le plus général, du droit qui a été le plus attaqué de nos jours, et qu'il importe de défendre le plus vigoureusement: le droit de propriété! Des princes qui supporteraient dans leur personne, sans protester, la mutilation d'un pareil droit, ne feraient pas un acte d'abnégation, il déserteraient un dévoir.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Bocher Édouard Bocher Des Biens de la maison d'Orléans… (1852)

Cela posé, quel fut le caractère des ordonnances par lesquelles Louis XVIII rendit à la famille d'Orléans ceux de ses biens qui n'avaient pas été aliénés depuis les confiscations, et qui demeuraient à la disposition du domaine? Fut-ce un pur don ? une pure libéralité faite aux dépens de l'Etat? Non, ce fut une restitution réparatrice. Vous connaissez trop la valeur des idées et des mots pour vouloir assimiler une restitution à un don. Louis XVIII ne prit point, comme vous le dites, cent millions au Trésor pour en constituer une fortune moderne à la maison d'Orléans
Source : Gallica

Portrait de Édouard Bocher Édouard Bocher Des Biens de la maison d'Orléans… (1852)

Comme la royauté de Louis-Philippe devait l'être plus tard, l'empire de Napoléon était fondé sur l'expression du consentement national. La loi qui régla le système domanial de l'Empire est le sénatus-consulte du 30 janvier 1810. Le principe de la réunion au domaine public des biens privés du prince n'y figure nulle part; c'est le principe, contraire qui est établi.
Source : Gallica

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