G. de la Magdeleine

Résumé

G. de la Magdeleine Revue des Deux Mondes

En poussant ce principe à ses conséquences, il faudrait reconnaître à l’état le droit d’exproprier sans indemnité les gens qu’il n’exproprie pas de tous leurs biens; le vol lui-même cesserait d’être un crime tant qu’il resterait au volé le moyen de vivre ou, si l’on veut, de vivre décemment. Ni le gouvernement ni l’assemblée ne s’abaissèrent à demander aux cinquante-deux descendans de Louis-Philippe, avant de leur restituer ce que le domaine détenait encore, si chacun d’eux n’avait pas d’autres ressources.
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G. de la Magdeleine Revue des Deux Mondes

« Le projet, a dit encore M. Brisson le 23 novembre 1872, repose sur cette idée que, les biens de la famille d’Orléans n’étant entre les mains du domaine qu’illégitimement, le domaine est tenu à l’obligation naturelle de les restituer comme est tenu à cette obligation naturelle tout citoyen qui a reçu indûment. » C’est très clair : le titre du domaine est vicieux, d’après MM. Thiers, Dufaure et Pouyer-Quertier, parce qu’il repose sur une illégalité; il repose sur une illégalité parce qu’il procède d’une atteinte portée au droit de propriété.
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G. de la Magdeleine Revue des Deux Mondes

Le rétablissement d’un domaine privé parait commandé par des raisons de justice et de politique. La loi ne doit jamais contrarier les sentimens naturels... Si la justice et la morale permettaient d’interdire au monarque un domaine privé, cette loi serait illusoire. Les princes, dominés par des affections particulières, sauraient bien, pour les satisfaire, puiser dans le trésor public ou même dénaturer le domaine de la couronne... Le rétablissement du domaine privé est donc un principe dans la monarchie...
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