Résumé

Marcellin de L'Estang Ils sont jugés ! critique de l'avis des Cinq… (1852)

C'est au moment où il brisait la noble coutume du mariage saint et politique du prince avec la couronne; c'est au moment où l'on substituait pour lui, au grand principe de dévolution, une précaution de méfiance et la jurisprudence du divorce; c'est alors, oui certes, c'est à cette occasion incroyable qu'on exalte le patriotisme de l'usurpateur aux dépens des princes qui s'étaient toujours religieusement conformés à la loi ! C'est alors enfin que l'on dit : Jamais dynastie n'a plus lié son sort et ses destinées au sol de la patrie que
la maison d'Orléans !
Source : Gallica

Marcellin de L'Estang Ils sont jugés ! critique de l'avis des Cinq… (1852)

Mais si les princes légitimes fussent montés sur le trône, n'auraient-ils pas, d'après le vieux principe, réuni tous leurs biens au domaine de l'État ? Louis-Philippe, en les remplaçant, sans bourse délier, a donc fait tort à l'État précisément de tous les biens dont l'eussent enrichi le duc d'Angoulême et le duc de Bordeaux. Le préjudice est patent, incontestable, et l'on ne conçoit pas que les défenseurs s'efforcent ainsi de désigner eux-mêmes tous les défauts de leur cuirasse. C'est y mettre vraiment trop de générosité.
Source : Gallica

Marcellin de L'Estang Ils sont jugés ! critique de l'avis des Cinq… (1852)

Oui, disent-ils, nous avons maintenu le principe royaliste héréditaire, mais nous avons été couronnés contrairement à ce principe. Sans doute l'Assemblée constituante de 1789 avait limité le pouvoir de Louis XVI ; mais elle n'en changea pas l' origine, c'était toujours comme aîné de la famille de Hugues Capet qu'il occupait le trône... tandis que nous, au contraire, nous avons brisé la loi de succession, nos droits n'ont pas la même source; notre origine n'est pas la même ; par conséquent, nous ne devions rien à l'État.
Source : Gallica

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