Résumé

Les frères des écoles chrétiennes contre la commune de Caluire… (1875)

Attendu que ce serait imaginer une restriction essentiellement contraire au texte et à l'esprit de la loi, de décider que la commune ne serait pas responsable, lorsque le rassemblement aurait été provoqué ou dirigé par l'autorité municipale ;
Que le fondement de la responsabilité étant le manquement à une sorte d'assurance mutuelle, imposée par le législateur entre les habitants d'une commune, dans le but de se protéger les uns par les autres, il est incontestable que l'inertie des citoyens suffit pour les constituer en faute, même en l'absence ou dans l'inaction des autorités
Source : Gallica

Les frères des écoles chrétiennes contre la commune de Caluire… (1875)

En ce qui concerne les conclusions en garantie de Vassel et consorts contre la commune de Caluire :
Attendu que, s'il y avait lieu de discuter le recours de la commune contre Vassel et les conseillers, la demande inverse ne repose que sur une singulière interversion! des rôles, et ne supporte point l'examen ;
Que le recours accordé, en droit commun, à la partie civilement responsable contre les auteurs et les complices d'un délit ou d'un quasi-délit, auquel elle n'a point participé, est la négation absolue de la prétention inverse, si contraire, d'ailleurs, à toute justice
Source : Gallica

Les frères des écoles chrétiennes contre la commune de Caluire… (1875)

Attendu que la responsabilité des habitants de Caluire n'est pas limitée à tels ou tels enlèvements ou dégradations, non-seulement parce qu'il n'a pas été possible d'en préciser la date postérieure ou non à l'arrivée des corps qui ont occupé la maison, mais encore par ce motif que, la commune parvint-elle, ce qu'elle ne fait ni n'offre de faire, à démontrer que certains actes sont l'oeuvre de tels ou tels francs-tireurs, soldats ou gardes mobiles, elle ne cesserait pas d'en être responsable
Source : Gallica

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