Résumé

Extrait du Bulletin N° 83 (année 1931-1932… (1932)

L'exécution d'une œuvre musicale, pour revêtir le caractère d'une représentation, doit s'adresser à un public généralement réuni dans le lieu où elle se donne, en tous cas appelé à en jouir dans le temps même où elle se produit, par une communication à peu près instantanée des artistes avec l'auditoire.
L'exécution devant un appareil enregistreur de disques, ne répondant pas à cette condition première et essentielle, la reproduction phonographique n'est assimilable, de son origine à la fin, qu'à l'édition sonore d'une exécution privée
Source : Gallica

Extrait du Bulletin N° 83 (année 1931-1932… (1932)

JUSTICE DE PAIX DE LOURDES Audience du 16 Janvier 1931 (1) Pick-up. Exécution dans un magasin ouvert au public. Droits dûs.
L'exécution sans autorisation par un pick-up dans un magasin ouvert au public, d'œuvres du domaine privé, constitue une infraction à la loi de 1791.
C'est en vain que le commerçant soutient que les exécutions qu'il fait ne sont qu'un faible accessoire de son commerce.
Il doit être tenu de payer la somme que la SACEM lui aurait réclamée pour accorder l'autorisation, plus des dommages-intérêts.
Source : Gallica

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