Partage héréditaire

Définition et enjeux

Jules Réquier Traité théorique et pratique des partages d'ascendants (1868)

Si les neveux acceptent le testament, ils recueilleront les biens, qui leur ont été assignés, comme légataires et non comme héritiers copartagés. Ils pourront en conséquence renoncer à la succession pour s'en tenir à leur legs.
Si, au contraire, ils répudient le testament pour accepter la succession, alors ils ne tiennent plus leur droit que de la loi ; leur vocation héréditaire reprend son empire et produit tous ses effets ; ils sont saisis
par indivis de la succession, et le partage doit en être fait suivant les règles du droit commun.
Source : Gallica

Jules Réquier Traité théorique et pratique des partages d'ascendants (1868)

S'il décède sans l'avoir exercée, ses descendants sont immédiatement saisis de sa succession, en vertu de leur droit héréditaire. Le partage des biens qui la composent ne peut être fait que par les héritiers qui en sont légalement investis, lorsqu'ils sont tous majeurs et maîtres de leurs droits, ou par les tribunaux qui sont chargés de ce ministère, lorsqu'il y a parmi eux des incapables.
Source : Gallica

François-Antoine Vazeille Résumé et conférence des commentaires du Code civil sur les successions… (1834)

La survie d'un seul frère suffit pour déterminer à une moitié, la portion héréditaire de l'enfant naturel. S'il existe des descendans d'autres frères prédécédés, ces descendans auront certainement le bénéfice de la représentation, pour concourir avec leur oncle au partage de la moitié de la succession. Mais s'il n'existait que des neveux à l'ouverture de l'hérédité, pourrait-on invoquer la représentation pour réduire encore à moitié au lieu de trois quarts, la portion de l'enfant naturel ? M. Grenier, M. Favard , M. Loiseau et M. Malpel se sont élevés contre cette représentation.
Source : Gallica

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