Francine Déjean

Élements biographiques

Francine Déjean,  Réactions de la loi, de la jurisprudence et de la pratique contre l'inorganisation de l'indivision… (1935)

“ Pour ne pas violer la liberté des cohéritiers, la constitution en société de la succession doit réunir l'assentiment de tous ; nous ne pouvons partager l'opinion de M. ROUAST qui voudrait que « la question du maintien de l'indivision soit tranchée à chaque succession par la majorité des cohéritiers » (29) . Chaque héritier a un droit individuel, propre, indépendant, sur sa part indivise, dont il est libre de disposer à son gré, et rien n'autorise à lui faire subir une contrainte quelconque, telle que celle de l'obliger à faire apport à une société de cette part héréditaire. ”
Source : Gallica

Francine Déjean,  Réactions de la loi, de la jurisprudence et de la pratique contre l'inorganisation de l'indivision… (1935)

“ Mais si les héritiers sont d'accord pour ne pas demander le partage de la succession, ne pourront-ils convenir, en vertu d'un contrat librement conclu entre eux, que les biens héréditaires resteront leur copropriété indivise ? Le principe de la liberté des conventions semblerait justifier une telle stipulation, mais le législateur n'a pas voulu qu'il en fût ainsi : « une société éternelle » - et c'est à cela que se ramène, en définitive, une convention perpétuelle d'indivision - « une société éternelle n'est pas compatible avec la mobilité de nos intérêts » (18) . ”
Source : Gallica

Francine Déjean,  Réactions de la loi, de la jurisprudence et de la pratique contre l'inorganisation de l'indivision… (1935)

“ Pour l'attribution des objets matériels de la succession, il est nécessaire de procéder à une estimation et à la formation de lots de valeur équivalente ; mais le partage des biens incorporels s'opère de lui-même puisqu'ils sont divisibles : à aucun moment donc ils ne sont considérés rester dans l'indivision, car, dès l'ouverture de la succession, les créanciers et débiteurs du défunt deviennent créanciers et débiteurs de ses héritiers : le fractionnement des obligations s'opère ipso facto, par le décès du de cujus. ”
Source : Gallica

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