Résumé

Portrait de Émile Cheysson Émile Cheysson L'Organisation de la famille, selon le vrai modèle signalé par l'histoire de toutes les races et de tous les temps… (1875)

Les enfants, voyant les membres de la communauté obéir à ses chefs en toute circonstance, s'habituent, dès leur plus jeune âge, à accorder aux supériorités sociales le respect à défaut duquel il ne peut y avoir de stabilité dans l'État. Mais, en même temps, les sentiments d'affection que développe la vie de famille contribuent à alléger, pour tous les subordonnés, le poids de cette autorité. Les enfants sont traités avec douceur, et l'on fait de grands sacrifices pour leur éducation ; nonobstant l'urgence des travaux confiés aux adultes, ils se livrent en toute liberté aux jeux de leur âge.
Source : Gallica

Portrait de Émile Cheysson Émile Cheysson L'Organisation de la famille, selon le vrai modèle signalé par l'histoire de toutes les races et de tous les temps… (1875)

Ce fut ainsi que la force des choses amena la féodalité à réagir contre les mœurs léguées par les Gaulois, les Romains de la décadence et les Frànks. Elle transmit la propriété du fief et la fonction seigneuriale à celui des fils que le père s'était associé de son vivant. L'héritier prit en charge toutes les obligations de sa race : il dut conserver la mémoire des ancêtres, doter les frères et sœurs, assurer l'avenir des descendants,
pratiquer, en un mot, tous les devoirs imposés par la tradition à une famille-souche agricole et guerrière.
Source : Gallica

Portrait de Émile Cheysson Émile Cheysson L'Organisation de la famille, selon le vrai modèle signalé par l'histoire de toutes les races et de tous les temps… (1875)

Pendant le quart de siècle qui s'écoule entre deux institutions d'héritier, la famille comble les vides produits dans son sein par la mort et l'émigration. Elle établit au dehors dans les services publics, ou dans les entreprises privées de la métropole et des colonies, cinq jeunes gens dressés par la discipline domestique au respect et au travail. Tout en pourvoyant à ses intérêts permanents et à ses besoins journaliers, elle distribue sous forme de dots, selon les prescriptions du testament ou de la coutume, une somme à peu près égale à la moitié de la valeur vénale du domaine.
Source : Gallica

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