Albert Javon

Élements biographiques

Albert Javon Traité-formulaire des partages d'ascendants par acte entre vifs (1926)

Pour répondre au but pour lequel il a été autorisé et produire l'effet qu'on en attend, il faut donc que l'élément partage existe avec celui de la donation, car il en est inséparable et il forme avec elle, de sa nature et d'après l'intention commune des parties, un tout indivisible. En conséquence, l'abandon de biens sans attribution constitue non un véritable partage anticipé, mais une donation collective entre vifs : il met, en effet, les choses dans l'état d'indivision où elles seraient, si l'ascendant était mort sans rien faire (6) .
Source : Gallica

Albert Javon Traité formulaire des inventaires… (1924)

Lorsque l'époux survivant est usufruitier des biens de son conjoint prédécédé avec lequel il était commun en biens, il y a deux opérations distinctes à faire : liquider la communauté d'après la règle posée par l'article 1437 du Code civil, puis partager la succession entre les héritiers où l'on applique l'article 585 du Code civil (1) . Par suite, on estime les labours, engrais et semences faits et épandus comme valeurs de communauté, sauf à les faire supporter à l'époux usufruitier et à la succession du prédécédé conformément à l'article 612 du Code civil.
Source : Gallica

Albert Javon Traité-formulaire des partages d'ascendants par acte entre vifs (1926)

De cette façon, dit-il, « il est certain et évident que la donation virtuelle entre époux qui milite en faveur du survivant, ne peut s'appliquer, en fait, que dans la mesure de ses droits vis-à-vis des donataires; elle sera forcément restreinte aux biens grevés d'usufruit du chef de chacun des donateurs dans le partage anticipé, ce qui est le seul moyen de ne pas rompre l'harmonie de ce partage dont les donateurs sont garants, en ce qui concerne toute action susceptible d'émaner de leurs donations entre époux séparées ».
Source : Gallica

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