Résumé

Ernest Morin Note pour la commune de Caluire contre les frères de la doctrine chrétienne (1873)

Et c'est pour le cas où la faute existe dans tous ses éléments que l'art. 4, mal à propos invoqué, pour dire que le fait matériel des attentats suffit à entraîner la responsabilité, c'est, dis-je, pour le cas, où la faute existe que l'art. 4 accorde aux habitants qui, individuellement, ne seraient atteints par aucune preuve établissant qu'ils ont commis un crime ou délit, que la loi leur accorde un recours contre les auteurs connus.
En d'autres termes, il y a eu un attentat que la commune, en se levant, pouvait empêcher.
Elle est coupable et est responsable vis-à-vis des victimes.
Source : Gallica

Ernest Morin Note pour la commune de Caluire contre les frères de la doctrine chrétienne (1873)

Mais quand il y a accord intéressé entre le pouvoir central, le Préfet, le Maire, le Conseil, et quand les agents subalternes ou mêmes élevés commettent des attentats, sous le couvert de la légalité au nom du pouvoir central, en vertu de l'autorité dont il les a investi, se lever contre ces attentats, c'est en quelque sorte s'insurger contre le pouvoir central.
Il faut laisser passer la crise, il faut laisser partir l'ennemi, tout en essayant par les voies légales et pacifiques d'éclairer l'autorité.
Source : Gallica

Ernest Morin Note pour la commune de Caluire contre les frères de la doctrine chrétienne (1873)

Mais en quoi cela aggrave-t-il la responsabilité collective des habitants?
Cette confusion dissipée, et elle n'a pas d'autre cause que l'impossibilité d'asseoir juridiquement la responsabilité de la commune et la nécessité de la faire succomber sous la responsabilité personnelle rendue plus odieuse des agents incriminés, examinons la loi, les textes en main.
TITRE PREMIER.
Tous citoyens habitant la même commune sont garants civilement des attentats commis sur le territoire de la commune, soit contre les propriétés, soit contre les personnes.
Source : Gallica

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