Maurice de Lalain Chomel

Résumé

Maurice de Lalain Chomel Du vol, en droit romain et en droit français… (1868)

Puisqu'on ne peut voler qu'un objet appartenant à autrui, nous devons en conclure qu'une chose sans maître ne peut faire l'objet d'un vol, quand même elle aurait été soustraite dans la pensée d'en dépouiller autrui : ces objets deviennent par droit d'occupation la propriété du premier qui s'en empare, ainsi l'appropriation d'un animal sauvage vivant en liberté peut constituer un délit de chasse, mais non le délit de vol, à moins toutefois que ces animaux ne soient renfermés dans un parc ou enclos d'où ils ne peuvent sortir
Source : Gallica

Maurice de Lalain Chomel Du vol, en droit romain et en droit français… (1868)

Pour forcer les jeunes gens à veiller la nuit, à dresser des embûches et à inventer des ruses de toute espèce, il imagina de leur faire donner fort peu de nourriture, leur imposant la nécessité d'y suppléer par le vol. S'ils avaient eu l'adresse de dérober sans être surpris, leur récompense était l'impunité et le droit de s'approprier les objets volés; si au contraire ils avaient été arrêtés en flagrant délit, ils étaient condamnés à la peine du fouet et au jeune, non pour avoir détourné le bien d'autrui, mais pour avoir maladroitement agi.
Source : Gallica

Maurice de Lalain Chomel Du vol, en droit romain et en droit français… (1868)

Puisque l'aggravation de peine repose sur cette idée que le vol a dû porter atteinte à la sécurité des voyageurs, nous dirons qu'elle ne peut s'appliquer au vol d'objets déposés accidentellement sur la voie publique, tels qu'instruments, matériaux, etc., qui n'accompagnent pas un voyageur et ne voyagent pas eux-mêmes (1) . Il faut de plus que l'agent profite et abuse de la facilité que le chemin lui donne, et c'est la raison pour laquelle le voyageur ou le voiturier qui commet un vol ne peut être passible des peines spéciales édictées par la loi (2) .
Source : Gallica

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