Loi Aquilia

Définition et enjeux

Gaston May,  Éléments de droit romain, à l'usage des étudiants des Facultés de droit… (1901)

“ II. Actions données par extension de l'action legis Aquilise. — La loi Aquilia malgré sa portée générale ne consacrait pas ce grand principe d'équité en vertu duquel l'homme est tenu de réparer tout dommage causé à autrui par sa faute. Elle était insuffisante en effet, à un triple point de vue, et ses imperfections ne disparurent que sous l'influeuce de la jurisprudence prétorienne. Grâce aux actions fietices et in factum, le préteur arriva à étendre le champ d'application de la loi, jusque-là relativement restreint. ”
Source : Gallica

Jean-Jacques-Eugène Lagrange,  Manuel de droit romain ou Explication des Institutes de Justinien… (1866)

“ Ce n'est donc que par analogie, par extension, qu'on a appliqué la loi Aquilia à celui qui a causé un dommage d'une autre manière, par exemple, en enfermant l'esclave ou le bétail d'autrui jusqu'à ce qu'il meure de faim. Ainsi il y aurait lieu à l'action directe de la loi Aquilia si l'on avait poussé l'esclave d'autrui du haut d'un pont ou de la rive d'un fleuve où il s'est noyé ; il n'y aurait lieu qu'à
l'action utae.
”
Source : Gallica

Portrait de Georges Bonjean Georges Bonjean,  Explication méthodique des "Institutes"… (1878-1880)

“ D'où je conclus que l'action de la loi Aquilia est tout à la fois rei et poenae persecutoria : rei persecutoria jusqu'à concurrence de la valeur vraie de l'animal ou de l'esclave au jour du délit ; panse persecutoria pour l'écart qui existe entre cette valeur vraie et le quanti plurimi, montant de la condamnation. Nous dirons donc que l'actio legis Aquilise n'est que rei persecutoria, dans la seule hypothèse où l'esclave ou l'animal aurait précisément conquis sa plus haute valeur le jour même où le délit a été accompli. ”
Source : Gallica

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