Résumé

Léonce de Claye L'Anti-contrat social, ou du Principe générateur de la Révolution… (1849)

Cette souveraineté du peuple est absolue, sans appel ; les sujets doivent la subir de gré ou de force. C'est elle qui assure tout, la part de liberté, de propriété ; elle est inaliénable et indivisible. Néanmoins, Rousseau ne veut pas laisser à l'assemblée du peuple, sujette à erreur, la confection de la Constitution; il veut un législateur, qui la fera bien mieux ; et il veut en ce législateur une science, une volonté, une vertu surhumaine, car il doit se sentir de force à transformer l'espèce humaine, comme tous nos régénérateurs modernes prétendent le faire.
Source : Gallica

Léonce de Claye L'Anti-contrat social, ou du Principe générateur de la Révolution… (1849)

Or, le socialisme étant la forme obligée de toute société antichrétienne, vous ne pourrez le détruire que par l'affirmation du Christ dans les lois civiles et politiques, dans la famille et surtout dans l'éducation. Il faut choisir entre l'Évangile et le Contrat social ; il ne vous est point possible, au point où sont les choses, de ne pas faire ce choix, de rester neutre, de composer avec les deux, de prendre dans chacune ce qui semble le mieux ; il faut être ou tout pour, ou tout contre le socialisme. Il est tel, que, pour peu qu'on lui accorde de son coeur, il l'absorbe tout entier.
Source : Gallica

Léonce de Claye L'Anti-contrat social, ou du Principe générateur de la Révolution… (1849)

« Il y a une action, et cette action est méritoire, c'est le combat à mort contre le vice, le mensonge et le despotisme. » On ne combat pas le vice en tuant ceux qui s'y abandonnent, on ne peut, on ne doit le combattre que par la patience et la pratique des vertus contraires. « Il y a un dévouement, et ce dévouement est constant, absolu comme une immolation antique. C'est le sacrifice de soi-même, de sa jeunesse, de son repos, de son bonheur, de son ambition, de sa vie, de sa mémoire à son oeuvre. » C'est le cas de tous les fanatiques, qu'ils soient tels pour le bien ou pour le mal.
Source : Gallica

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