Ad. de Sainte-Marie

Résumé

Ad. de Sainte-Marie Testaments politiques ou constitutions… (1848)

Tout homme peut travailler pour l'humanité, l'humanité travaille sans cesse sur elle-même ; mais c'est le peuple social qui se traduit dans ses lois ; c'est sa souveraineté qui s'exerce, et non une souveraineté étrangère qui doive et puisse s'exercer sur lui : - le peuple social est souverain et indépendant vis-à-vis de l'État, l'État n'a plus la souveraineté sociale, elle est à l'humanité, elle est à tous.
Il en est de même du peuple poliiique, ici le peuple est la nation, non plus concentrée en elle comme autrefois, mais tendant à s'unir aux autres, tendant à l'universalité.
Source : Gallica

Ad. de Sainte-Marie Testaments politiques ou constitutions… (1848)

Sans préambule, la Constitution ne serait plus qu'une loi. — D'après M. de Lamartine, c'était une question de vie ou de mort pour la Constitution !
Le système historique prend ses bases dans les faits nationaux. Les trouvant tout établis, il n'aurait pas à les indiquer d'avance : il les déclarerait en les développant; il n'y a là ni préambule, ni Constitution : il y aurait des lois.
Le système philosophique, au contraire, a ses bases en des principes généraux puisés dans l'étude et la théorie de l'homme. C'est l'esprit humain qui construit; il faut bien qu'il se pose à lui-même ses assises.
Source : Gallica

Ad. de Sainte-Marie Testaments politiques ou constitutions… (1848)

L'idée de Constitution oblige à la fin à se rendre compte des rapports de la religion et de l'État. C'est la dernière et suprême question relative à l'unité.
Mais la première question produite par l'idée de Constitution, c'est la question de liberté ; car c'est la liberté humaine, la liberté indéfinie qu'il s'agit de définir; la liberté de chacun qu'il s'agit de régler vis-à-vis des autres, de protéger contre les autres ; et la liberté de tous qu'il s'agit de coordonner avec la liberté de chacun.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature