Maurice Caudel, Nos libertés politiques : origines… (1910)
“ Un droit fondamental, qui mettait le citoyen de plain-pied avec le pouvoir, est remplacé par un droit fort médiocre qui le pose dans l'attitude d'un humble requérant. Il ne s'en doute même pas. Ses facultés personnelles sentent la première étreinte de la raison d'État; il n'en a cure. Il n'a pas le sentiment inné, indélébile, de son droit. Le législateur ne l'a pas pour lui. Il raisonne en philosophe, en moraliste, en politique; il ne discute jamais en avocat des droits de son voisin. Il embrasse d'un coup d'œil le champ entier de la spéculation; il ne voit pas l'individu. ”
