Résumé

Alberto Fortis Lettre de m. l'abbé Fortis à mylord comte de Bute…

Les femmes Morlaques prennent quelque soin de leurs personnes pendant qu'elles sont libres: mais, après le mariage, elles s'abandonnent tout de suite à la plus grande malpropreté; comme si elles voulurent justifier le mépris avec lequel leurs maris les traitent. Il ne faut pas s'attendre, cependant, à des émanations douces à l'approche des filles Morlaques: elles ont la coûtume d'oindre leurs cheveux avec du beurre, qui, devenu rance; exhale, même de loin, l'odeur la plus détestable.
Source : Gutenberg

Alberto Fortis Lettre de m. l'abbé Fortis à mylord comte de Bute…

Cent fois j'ai observé la même chose aux marchés des villes, où les Morlaques viennent vendre leurs denrées.
Les jours de fête, outre le baiser, ils se permettent encore de certaines libertés, que nous trouverions peu décentes: mais qu'ils ne regardent pas comme telles, en disant, que ce sont des badinages sans conséquence. Par ces badinages, cependant, commencent à l'ordinaire leurs amours, qui, quand les amants sont d'accord, finissent, souvent par des enlèvemens. Il arrive rarement qu'un Morlaque déshonore une fille, ou l'enlève contre sa volonté.
Source : Gutenberg

Alberto Fortis Lettre de m. l'abbé Fortis à mylord comte de Bute…

Quand un Morlaque voyageur va loger chez un ami ou chez un parent, la fille ainée de la famille, ou la nouvelle épouse s'il y en une dans la maison, le reçoit en l'embrassant. Un voyageur d'une autre nation, ne jouit pas de cette faveur à son arrivée; les jeunes filles, au contraire, se cachent alors ou se tiennent dans l'éloignement. Les infractions fréquentes des loix de l'hôspitalité, les ont peut-être effarouchées; où la jalousie des Turcs voisins a gagné aussi les Morlaques.
Source : Gutenberg

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