Résumé

Dorvigny Les jeux, caprices et bizarreries de la nature… (1808)

Ce frère très-brave homme aussi, avait toutes les qualités estimables de l'ame et de l'esprit de sir Robert ; mais par une fatalité qui pesait sur cette famille, il était de même que lui disgracié dans son extérieur par une bizarrerie de la nature, il avait deux oreilles de sanglier garnies d'un poil rude et épais comme celui de cet animal ; ce désagréable ornement de tête avait engagé ses parens à la lui tenir toujours, pendant son enfance, enveloppée dans un large et long bonnet
Source : Gallica

Dorvigny Les jeux, caprices et bizarreries de la nature… (1808)

Sir Robert qui ne se doutait nullement de ce projet désespéré de sa fille,
lui procura, sans le savoir, toute la facilité pour l'accomplir: il lui fit meubler agréablement le pavillon dont nous avons parlé, qui avoisinait le bois; lui donna quelques esclaves affidés pour, exécuter ses ordres et avoir le soin de renouveller ses provisions en tous genres; et lui ayant donné pour fidelle compagne sa brave gouvernante, il dit à son armateur qu'elles étaient allées à la ville, chez une parente où sa chère fille devait trouver des secours plus efficaces que dans cette habitation éloignée.
Source : Gallica

Dorvigny Les jeux, caprices et bizarreries de la nature… (1808)

Son amour-propre en fut offensé , et elle se détermina à s'en éclaircir avec sir Robert.
Le chagrin de ce bon père augmenta quand il vit que sa fille connaissait son malheur ; il chercha dans sa raison et sa philosophie les motifs les plus propres qu'il put imaginer pour la consoler de cette disgrace , qui, après tout, lui disait-il, était bien moins déshonorante que celle d'avoir un mauvais coeur, et toutes les imperfections vicieuses dont tant d'autres êtres humains sont affligés
Source : Gallica

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