Paul d’Estournelles de Constant,
La Vie de province en Grèce. Dix mois de séjour en Achaïe
“ La seconde, qu’on entend dans les villages perdus de la province, pourrait s’appeler la musique populaire. Le peuple seul en effet l’écoute et l’aime encore, et c’est pour lui l’accompagnement indispensable de la danse, la gaîté des noces, des festins et des promenades aux jours de fête. Le plus souvent ces romances ne sont pas écrites, et, comme les tragoudia, se transmettent de l’un à l’autre par la mémoire des hommes, mais les notes en sont très compliquées, l’harmonie très douteuse, et le musicien qui répète tant bien que mal l’air qu’il vient d’apprendre le transforme en grande partie. ”
