Résumé

Portrait de Paul d’Estournelles de Constant Paul d’Estournelles de Constant La Vie de province en Grèce. Dix mois de séjour en Achaïe

La seconde, qu’on entend dans les villages perdus de la province, pourrait s’appeler la musique populaire. Le peuple seul en effet l’écoute et l’aime encore, et c’est pour lui l’accompagnement indispensable de la danse, la gaîté des noces, des festins et des promenades aux jours de fête. Le plus souvent ces romances ne sont pas écrites, et, comme les tragoudia, se transmettent de l’un à l’autre par la mémoire des hommes, mais les notes en sont très compliquées, l’harmonie très douteuse, et le musicien qui répète tant bien que mal l’air qu’il vient d’apprendre le transforme en grande partie.
Source : Wikisource

Portrait de Paul d’Estournelles de Constant Paul d’Estournelles de Constant La Vie de province en Grèce. Dix mois de séjour en Achaïe

Le 23 avril est encore une fête devenue nationale pour tous les Grecs. C’est la Saint-George, le patron de leur roi. Rien de particulier ne la signale à Aigion, si ce n’est que toute une partie de la ville rend visite à l’autre. C’est la coutume à Aigion, comme dans toutes les provinces grecques, d’aller saluer le jour de leur fête tous les amis qu’on peut avoir. Le prénom de George est avec ceux de Demitri et de Constantin le plus répandu en Grèce, et il est vraiment curieux d’assister ce jour-là, dans la maison d’un personnage connu, aux nombreuses visites qu’on vient lui faire.
Source : Wikisource

Portrait de Paul d’Estournelles de Constant Paul d’Estournelles de Constant La Vie de province en Grèce. Dix mois de séjour en Achaïe

Les plus jeunes, tout nus, se vautrent dans le jardin, sur les pierres ou dans l’eau, en plein soleil, et savent bien apprendre à marcher sans lisières ; quand ils atteignent six ou sept ans, on les envoie à l’école, et ce sont pour la mère quelques heures de tranquillité qu’elle gagne par jour. Enfin tout cela pousse et grandit sous le ciel clément de la Grèce, au gré de la nature, comme ces grains d’ivraie que le vent emporte et sème sur son passage, qu’un rayon de soleil fait éclore et que le hasard tue ou laisse vivre.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature