Paul d’Estournelles de Constant,
Revue des Deux Mondes
“ Puis lentement il détourna la tête, et ses yeux vinrent s’arrêter sur la maison de Dionytza. Cette maison s’élevait au pied de la colline, entourée d’un vaste jardin qui l’isolait ; du côté de la mer, une terrasse masquée par le bâtiment s’avançait. Cette terrasse, Spiridion ne pouvait l’apercevoir, mais c’était là que la jeune femme était étendue, et il la voyait aussi nettement dans sa pensée que s’il avait été près d’elle. — Elle dort, pensait-il, seule, et rien ne trouble son sommeil d’enfant ; elle est radieuse et paisible, elle ne rêve pas qu’elle a pour jamais pris ma vie. ”

