Alphonse de Lamartine,
Voyage en Orient
“ Nous tombons presque en calme à l’abri de l’île et de la côte du continent, et nous entrons à la chute du jour dans un autre golfe formé par l’île et par les beaux rivages de Corinthe. La mer est comme un miroir, et il nous semble naviguer sur un fleuve sans vagues, dont le cours insensible nous porte jusqu’au mouillage. Nous jetons l’ancre, au moment où la nuit tombe, dans un lac immense et enchanté, que de sombres montagnes enveloppent, et où la lune qui s’élève frappe de sa blancheur l’Acropolis de Corinthe et les colonnes du temple d’Égine. ”
