Pierre Corneille,
Médée
(1635)
“ Je veux choir sur Corinthe avec ton char brûlant : Mais ne crains pas de chute à l’univers funeste ; Corinthe consumé garantira le reste ; De mon juste courroux les implacables vœux Dans ses odieux murs arrêteront tes feux. Créon en est le prince, et prend Jason pour gendre : C’est assez mériter d’être réduit en cendre, D’y voir réduit tout l’isthme, afin de l’en punir, Et qu’il n’empêche plus les deux mers de s’unir. Scène V. Médée, Nérine.Médée.Et bien ! Nérine, à quand, à quand cet hyménée ? En ont-ils choisi l’heure ? en sais-tu la journée ? ”
