Résumé

S… de D. Revue des Deux Mondes

Autant elle est humble et servile vis-à-vis des Turcs, autant elle est impitoyable vis-à-vis du peuple, qu’elle est chargée de pressurer. Plus elle paie cher le privilége de recueillir les impôts, de présider les communautés du pays, plus elle s’en dédommage sur le peuple, et toutes les avanies qu’elle éprouve sont payées par la masse qui n’a pas droit de se plaindre. Peut-on s’attendre à ce qu’une classe aussi abjecte conçoive la liberté, et qu’elle ait vu dans la révolution autre chose qu’une belle occasion pour assouvir à son aise la cupidité qui a toujours été son idole ?
Source : Wikisource

S… de D. Revue des Deux Mondes

Il ne faut pas une étude bien approfondie de la Grèce pour être convaincu que le gouvernement populaire, les assemblées, les conseils, la modération des pouvoirs, et tant d’autres belles théories empruntées à la haute civilisation, y sont la plus grande de toutes les absurdités ; qu’il faut une main forte, armée de tous les pouvoirs, qui déjoue les factions, étouffe l’anarchie, sauve la nation sans elle et malgré elle ; qu’il faut un dictateur suprême, ferme, vigilant, inexorable, despotique même, sans quoi la Grèce est perdue à jamais.
Source : Wikisource

S… de D. Revue des Deux Mondes

J’avoue encore que ma foi n’est pas assez vive pour comprendre un patriotisme qui consiste à trahir sa patrie et à se vendre à l’ennemi, et que, à quelque degré d’ignorance qu’on veuille descendre, je ne conçois pas davantage que des actions aussi opposées puissent se concilier. Si on veut nous prouver que ce n’est point par amour pour les Turcs que les Grecs trahissent la Grèce, et qu’après la trahison ils ne les en détestent pas moins qu’auparavant, tout le monde le croira sans peine.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature