Eugène Yemeniz

Résumé

Eugène Yemeniz Revue des Deux Mondes

Il mourut à Athènes en 1836, âgé de près de quatre-vingts ans, pauvre comme la plupart des chefs de l’indépendance. L’état se chargea des frais de son inhumation, et son corps fut enseveli à la pointe du Pirée, en vue de la mer, à deux pas du débris antique que les Grecs appellent le tombeau de Thémistocle. La nation ne pouvait donner à l’illustre navarque une tombe plus digne de lui. Les Athéniens montrent avec une égale fierté la pierre autour de laquelle la tradition fait errer l’ombre du vainqueur de Salamine et celle qui couvre les cendres du héros moderne de l’Archipel.
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Eugène Yemeniz Revue des Deux Mondes

« Je ne vous demande que deux brûlots, et je vous jure sur mon âme μὰ τῆς ψυχῆς μοῦ (ma tês psuchês moû) que notre vengeance sera complète. » Miaoulis, comme s’il eût tout à coup deviné cet homme, lui tendit la main en disant : « C’est convenu ; va faire tes préparatifs, et que Dieu te garde ! » Le lendemain, Canaris et Pépinos (ce dernier était d’Hydra) firent voile vers Chios. La population entière de Psara, réunie sur les hautes roches qui dominent le rivage, les suivit du regard et les vit, au soleil couchant, « disparaître dans un flot d’or, semblables à deux dragons de la mer [9] . »
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Eugène Yemeniz Revue des Deux Mondes

Des rues étroites et tortueuses me conduisirent, à travers quelques places ornées de fontaines et pittoresquement situées, sur un sommet élevé d’où j’aperçus à peu près toute la surface de l’île, surface aride, violemment accidentée, privée d’ombre et de verdure, et tellement dépourvue de terre végétale que les habitans y trouvent à peine de quoi ensevelir leurs morts. Cette roche stérile, battue par la mer, brûlée par le vent, dorée par le soleil, produit une admirable race d’hommes.
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